Jusqu’à l’âge de 23-24 ans, la maladie était une compagne familière. Dès mon plus jeune âge, j’ai souffert de diverses affections, depuis les crises de foie à répétition jusqu’aux sinusites chroniques extrêmement douloureuses et handicapantes (huit mois par an pendant sept années consécutives), en passant par des grippes régulières, des otites, des bronchites, des verrues plantaires, sans compter un abcès intrarénal, une pneumonie et une broncho-pneumonie qui m’ont valu, chaque fois, trois semaines d’hospitalisation et des doses massives d’antibiotiques. Pendant toute cette période, la maladie était pour moi (comme pour mes parents et mes médecins) une fatalité qui me tombait dessus, sans raison particulière. Tout à coup, le corps se déréglait pour des raisons obscures qui échappaient à l’entendement de tous. Et à chaque nouvel épisode morbide, le même rituel se répétait : prise de température, mise au lit, appel du médecin de famille, auscultation, prescription et prise de médicaments au goût infect, attente d’un soulagement grâce à leur action curative et rétablissement…

DE LA VICTIME PASSIVE À L’ACTEUR RESPONSABLE DE SA SANTÉ…

Ce schéma aurait pu se perpétuer indéfiniment si je n’avais pas rencontré Brigitte, une jeune femme médecin de Namur qui avait une conscience plus aiguë que ses collègues des limites de son art. Une phrase de sa part a suffi pour faire basculer ma vision de la médecine et pour la jeter en bas du piédestal sur lequel je l’avais placée : « Si je n’étais pas consciente des limites de la médecine, je vous dirais qu’on ne peut rien faire pour vous, me dit-elle… Personnellement, je préfère vous dire que, dans les limites de mes connaissances, la médecine que je pratique ne peut rien faire pour vous soigner. Ce qui ne veut pas dire que d’autres démarches ne pourraient pas faire quelque chose pour vous… » Cette phrase a été pour moi comme un sésame m’ouvrant les portes d’une nouvelle conception du corps, de la maladie et des processus de guérison.

En découvrant la science de l’homéopathie et certains homéopathes exceptionnels, en fréquentant de grands thérapeutes pratiquant l’ostéopathie, l’acupuncture, la médecine chinoise traditionnelle, j’ai compris que la maladie était le signe de déséquilibres engendrés par mon alimentation, par mes habitudes de vie et par ma façon de gérer mes relations et mes émotions. Petit à petit, la vision fataliste de la maladie fit place à une vision logique et responsable des maux dont je souffrais. « Si vous ne veillez pas à changer votre alimentation, me déclara mon premier homéopathe, ainsi que votre façon de gérer vos relations et vos émotions, le meilleur thérapeute au monde sera systématiquement mis en échec par vos habitudes de vie… » Même si, à l’époque, je ne comprenais pas encore toutes les implications de cet avertissement, je me suis mis en quête d’une autre alimentation. Histoire de rendre la vie de mon organisme – et de mon foie en particulier – plus légère et plus simple… Puis, j’ai appris à vivre en meilleure harmonie avec mes ressentis et mes sensations, une réalité que je ne connaissais absolument pas. J’ai appris le langage des émotions comme on apprend une langue étrangère : avec patience et application. Et progressivement, la fatalité de la maladie a disparu.

FAIRE CONFIANCE AU CORPS CONNAISSANT

À partir de l’âge de 26-27 ans, j’ai compris que mon corps recelait des pouvoirs d’auto-guérison beaucoup plus grands que je ne l’imaginais et j’ai pris une des meilleures décisions de ma vie : j’ai décidé de faire confiance à ce que j’ai fini par appeler « mon corps connaissant ». C’est là que j’ai choisi de me mettre au service et à l’écoute de la sagesse de mon corps, plutôt que de lui imposer la pauvreté et l’étroitesse de ma vision et de ma compréhension de ce qui préside à la santé…

Depuis lors, je suis heureux et fier de constater que je n’ai plus pris aucun médicament, aucun vaccin, pas la moindre aspirine, pas le moindre remède homéopathique… Je ne consomme aucune vitamine, aucun complément alimentaire, aucun supplément naturel ou artificiel quelconque. À l’heure où j’écris ces lignes, j’ai 53 ans. Ce qui fait que j’ai passé autant d’années de ma vie avec les médicaments que sans ! Cela veut-il dire que je n’ai plus jamais été malade depuis 1988 ? Non, bien sûr ! J’ai vécu plusieurs grippes assez intenses, j’ai traversé deux dépressions sévères, j’ai connu des troubles digestifs, j’ai souffert de verrues plantaires (à nouveau) et j’ai même été atteint d’un début de cancer à deux reprises. Mais à la différence de la première partie de ma vie, je ne me suis tourné vers aucune solution « extérieure » pour retrouver mon équilibre et ma santé. Je n’ai plus cherché à me « soigner ». À chaque nouvelle occasion, j’ai fait le choix conscient et responsable de mettre tout en œuvre pour permettre aux forces d’auto-guérison d’agir dans le sens de la nature…

Avec le recul, j’en ai acquis la conviction profonde qu’à condition de respecter quelques principes fondamentaux, le corps a tout en lui pour se réparer, pour se régénérer, pour se guérir et pour se rééquilibrer. J’en ai acquis la conviction que le corps n’a absolument pas besoin de tous ces apports extérieurs que les marchands de « pilules » essaient de nous vendre à grands renforts d’arguments pseudo-scientifiques, que ces pilules soient produites par les compagnies pharmaceutiques et chimiques ou par les fabricants de produits naturels. Ce business extrêmement lucratif a souvent pour conséquence de nous replacer dans une posture de patient passif et dépendant et de rendre notre corps de plus en plus paresseux et incompétent dans la gestion de son équilibre. Sans compter tous les effets secondaires de ces médicamentations qui seront combattus, à leur tour, par d’autres remèdes…

SEPT PRINCIPES POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR NOTRE SANTÉ

Je suis très conscient que le paragraphe précédent peut paraître très radical, idéalisant et théorique. Et j’entends déjà toutes vos objections, arguant que j’ai eu de la chance de ne pas souffrir de maladie « grave » ou incurable… Pourtant, lorsque j’ai été consulter Brigitte, à l’âge de 23 ans, aucun traitement n’était venu à bout de mes sinusites chroniques depuis sept ans (inhalations, cautérisation des sinus et des polypes nasaux, sprays en tout genre, etc.). Pourtant, j’ai vécu un début de cancer du cervelet en 1997 et un début de cancer du côlon en 2008. Dois-je considérer que j’ai eu de la chance ? Non, sincèrement, je ne le pense pas. Bien entendu, ce qui m’a permis de retrouver mon autonomie complète dans la gestion de ma santé, ce sont, dans un premier temps, les interventions de thérapeutes qui respectaient consciemment les lois naturelles de rééquilibrage du corps. Pendant près de quatre ans, entre l’âge de 23 et 27 ans, j’ai eu le privilège d’être accompagné par des hommes et des femmes exceptionnels pour me nettoyer radicalement des traces des traitements que j’avais subis depuis ma naissance… Sans eux, sans leurs interventions, je n’aurais probablement jamais pu reprendre ma santé en main de manière aussi entière.

En parallèle à ce nettoyage, je me suis mis en quête de tout ce qui pouvait favoriser les processus naturels d’équilibrage, d’homéostasie, de santé inscrits au cœur de mon corps connaissant. Pour réaliser cette quête du Graal, j’ai lu avec avidité des centaines de livres dans des domaines très variés, j’ai rencontré et discuté avec des grands thérapeutes pour mieux comprendre les conditions essentielles de la santé intégrale, j’ai mené de nombreuses expériences en solitaire, par essais et erreurs… À l’issue de près de 27 ans sans franchir le seuil d’une pharmacie, j’ai pris le temps de retirer la quintessence de mes expériences pour me rendre compte que tout ce que je faisais pour me maintenir en équilibre pouvait se résumer en sept principes fondamentaux. Ce sont eux que je veux vous partager dans les sept numéros à venir. J’espère, très sincèrement, qu’ils vous aideront, vous aussi, à reprendre le pouvoir sur votre propre vie et sur votre propre santé, de manière complètement autonome et responsable.

Pour vous faire patienter, permettez-moi de lever un coin de voile sur ces principes qui me permettent de conserver mon équilibre, malgré une vie stressante très intense et très active, où je travaille en moyenne entre 60 et 70 heures par semaine. Ces sept principes se résument en sept actions : Écouter – Fluidifier – S’effacer – Protéger – Nourrir – Éliminer – Régénérer.

Bien sûr, à ce stade-ci, l’énumération de ces sept actions peut paraître trop simpliste pour permettre à un être humain de se maintenir en santé, malgré tous les événements de l’existence et en dépit de tous les chocs de la vie… En réalité, tout dépend de la profondeur, de la conscience et de la régularité avec laquelle on accomplit ces gestes simples. Le mois prochain par exemple, nous explorerons ensemble jusqu’où l’écoute véritable peut nous mener. Vous verrez que l’apprentissage de ce seul principe peut requérir plusieurs années de pratique et d’entraînement pour vous révéler toute sa puissance. En attendant de nous retrouver le mois prochain, je vous invite à méditer sur la question suivante : « pensez-vous réellement que le corps puisse SE guérir de TOUTES les maladies, sans aucune aide extérieure ? » Pour explorer les implications de cette question, inspirez-vous peut-être de ces dernières peuplades qualifiées de primitives qui vivent sur la planète sans jamais avoir connu la civilisation… Comment pensez-vous qu’elles font pour survivre au cœur de la forêt, de la savane ou du désert, sans « bénéficier » des progrès de la médecine et de la science ? Interrogez-vous sincèrement… Je vous donne rendez-vous dans un mois pour explorer avec vous cette question !

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