Le Quatrième Mur

Les Irrévérencieux #2

Après le succès des « Irrévérencieux », la Compagnie des Asphodèles adapte le roman « LE QUATRIÈME MUR » de Sorj Chalandon (prix Goncourt des Lycéens 2013), porté pour la première fois à la scène.

« Veux-tu savoir qui je suis ? Et d’où je viens ?
Je ne suis ni un résistant, ni un héros, ni une légende. Mais un metteur en scène parce que, lorsque je n’ai plus d’idée, j’invente un personnage. C’est tout. »

Samuel Akounis, metteur en scène, grec et juif en exil en France, a une idée aussi belle qu’utopique, aller monter la pièce de Jean Anouilh Antigone à Beyrouth, dans un Liban déchiré par la guerre. Il veut rassembler sur scène, le temps d’une trêve poétique, des comédiens issus de chaque camp belligérant de ce conflit politique et religieux. Une manière de « donner à des ennemis une chance de se parler », de « les réunir autour d’un projet commun ». C’est Georges, un jeune français militant, qui par amitié pour Samuel ira réaliser ce projet fou. Lui qui se disait politiquement engagé et défenseur des opprimés dans les manifestations parisiennes, va se retrouver au cœur d’un conflit qui le dépasse, avec pour seule ambition de tenir la promesse faite à un ami, un frère. Son poing va devenir une main ouverte, à l’autre, à des ennemis, etc.
Parti en terre étrangère, c’est son propre monde, ses réalités, son quotidien, ses certitudes qui vont être amenés à voyager hors de leurs frontières. Il va retrouver une famille alors que lui-même devient son étranger.

photo les irrévérencieux deux

Avec ce second volet des « Irrévérencieux » la Compagnie des Asphodèles poursuit sa recherche d’une écriture scénique à la croisée de disciplines urbaines, nous poussant à nous interroger sur des valeurs de vivre-ensemble dans la diversité et le multiculturalisme de notre société actuelle. Les comédiens puisent dans les techniques propres à la Commedia dell’arte, au Human beatbox et à la danse hip hop, la force et la richesse propices à l’éclosion d’un univers poétique et sensible qui soit aussi une fenêtre ouverte sur le monde.
Nous prenons le parti de défendre avec l’adaptation de ce texte un message d’utopie et de fraternité qui questionne en même temps l’utilité de l’art dans la société. Nous voulons croire que l’art et le théâtre soient des leviers puissants pour révéler ce qu’il y a de bon et de beau dans les rapports humains, malgré toutes ses complexités. Nous pensons que l’artiste a le devoir de délivrer un discours, poser un regard sur le monde, lancer des alertes, ouvrir des possibles.

Briser le quatrième mur, « façade imaginaire que les acteurs construisent en bord de scène pour renforcer l’illusion, une muraille qui protège leur personnage », abolir symboliquement cette frontière de l’imaginaire qui présente un espace différent du notre, pour aller parler à chacun, questionner ses certitudes et sa réalité.


Adaptation et mise en scène Luca Franceschi
Chorégraphie Fanny Riou
Composition musicale Nicolas « TIKO » Giemza
Avec Samuel Camus, Mathilde Dutreuil, Salla Lintonen, Yannick Yao Louis, Nicolas Moisy, Alexandra Nicolaïdis
Décors Thierry Auzer et Vincent Guillermin
Costumes Laurence Oudry
Création lumières Antoine Fouqueau
Photos Michel Cavalca
avec le soutien de l’ADAMI, la ville de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

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espace pro

Conditions techniques :

8 personnes en tournée :
6 comédiens - 1 régisseur - 1 administrateur
plateau : ouverture mini 8m / profondeur mini 6,5m
hauteur mini 4m

Diffusion :

Retrouvez toutes nos dates de tournée
dans l’onglet « Calendrier » en haut de page
Devis sur demande et informations complémentaires

Contact : 06 45 56 34 53 / 04 72 6112 55


photo irreverencieux volume 2

Note de l’auteur Sorj Chalandon le 16/06/2016

Un auteur a toujours un pincement au cœur, au moment de l’adaptation de son texte. Voici les mots sortis du silence de sa tête, arrachés un à un des pages de son roman pour être dits.
Les voilà sur scène, dans une lumière nouvelle, avec des voix qu’il ne soupçonnait pas.Voici ses personnages vivants. Leur regard, leur visage, leur façon de se déplacer, leur manière d’être, leurs gestes, leurs ombres portées. Et ce pincement au cœur, cette méfiance animale, peut parfois se transformer en pur vertige.

Invité à l’avant-première du Quatrième mur, offert par le théâtre et la compagnie des Asphodèles, j’avais ce pincement. Je n’en étais ni inquiet, ni troublé. Cet état était naturel. Mes 327 pages allaient prendre vie et je n’étais pas à l’origine de cette métamorphose. C’était même la condition absolue de mon adhésion : n’intervenir en rien, sur rien. Laisser mes personnages passer de mains en mains et de cœurs en cœurs.
J’avais ce pincement parce qu’on m’avait dit que cette adaptation serait à la fois poétique et urbaine, que l’on y chanterait peut-être, que l’on y danserait sûrement, que des airs orientaux enlaceraient des pas de hip-hop, que les masques tragiques de la Commedia dell’arte viendraient en ballet s’opposer à la guerre des hommes.

Et ce fut le vertige.
Aux premiers mots, aux premiers pas. Mes personnages indociles, leurs rêves, leurs certitudes, leur chagrin. En déplaçant des panneaux d’acier, en changeant un chapeau pour un autre, en jetant un voile sur des cheveux défaits, en marchant au pas, au courant ici, là, en tombant en pluie comme on s’abandonne, les acteurs ont offert à leur public une chorégraphie immense, faite d’orages, de colères, de larmes et de désarroi. J’ai reconnu chacun d’entre eux. Sam était bien lui. Et Marwan, et Charbel, et Nakad, et Aurore, tous les autres. Imane était bien elle. Et Georges était bien moi.
Dans le roman, j’ai tué ce personnage. J’ai envoyé mourir le narrateur à ma place sous les balles et les obus. J’aurais pu être lui. J’aurais pu devenir cet homme. C’est ma part de barbare que j’ai décidé de faire assassiner par d’autres. Parce qu’ici, en paix, il n’y avait pas de place pour deux.Dans la pièce de Luca Franceschi, Georges ne meurt pas. Pas devant nous, pas devant moi. Il était mort bien avant de rentrer en scène mais il reste vivant jusqu’à la dernière lueur. Tous, savons qu’il va tomber, mais l’instant de sa chute nous sera épargné. Cette élégance est d’une terrible beauté. Merci


photo les irrévérencieux deux

spectacle « Coup de Coeur de la Presse »
au festival OFF Avignon 2016

diffusion télévision sur France Ô - RFO
en décembre 2016 (captation Axe sud Production)

« Ce roman de l’ami Sorj Chalandon, Luca Franceschi l’a mis en scène à sa manière, vivante et surprenante : usage du human beatbox, rôle d’Antigone confiée à une excellente comédienne [...], passages mimés et dansés... Chaque jour ce «Mur» affiche complet ! »

Jean-Luc Porquet, Le Canard Enchainé

« Un pari audacieux. En adoptant ce roman de Sorj Chalandon, Luca Franceschi avec ses comédiens de la Compagnie des Asphodèles, porte le théâtre au coeur de la Méditerranée. [...] Ce texte navigue entre fiction et réalité (Sorj Chalandon a été correspondant de guerre) et veut faire tomber des barrières ; il est porté pour la première fois à la scène. Avec fougue. »

Gérald Rossi, l’Humanité

« La compagnie des Asphodèles rend un bel hommage à Sorj Chalandon. Les comédiens maîtrisent incontestablement l’art du récit, auquel le beatbox ajoute une atmosphère grisante. Ils nous font rêver à de nouvelles icônes. C’est beau de raconter une histoire qu’on aime. »

Floriane Fumey, IO magazine

« Dans la salle des larmes éloquentes, fruit d’une émotion authentique, témoignent d’un théâtre vital qui, faisant fondre les coeurs, paradoxalement rend fort. [...] Des acteurs fabuleux dont aucun ne cherche à tirer la couverture à soi, qui manipulent à vue des éléments de décor. Au bout une explosion...d’applaudissements. »

Anne Camboulives, Vaucluse Matin

« Ce spectacle inspiré de Sorj Chalandon est à voir. La Compagnie du Théâtre des Asphodèles persiste dans sa voie grâce à une mise en scène très actuelle, chorégraphiée, elliptique et sensible. On est touché au coeur. »

Alain Pécoult, La Provence

« Joué à Avignon au moment des attentats de Munich et de Nice, ce texte résonnait tout particulièrement par son réalisme, sa justesse et son mélange d’espoir et de désespoir plein de poésie. Malgré leurs fins pessimistes quoique différentes, ce spectacle et ce roman sont plein d’espoirs et de foi en l’humanité. Ils montrent qu’il ne faut jamais cesser d’y croire et qu’on peut surmonter nos conflits pour une cause plus grande que nous… »

Jérémy Engler, L’envolée Culturelle

« Les Asphodèles réussissent à faire vivre les communautés, des personnages, une histoire dense, ancrée dans la guerre du Liban, avec quelques panneaux d’acier et leurs corps. Un prodige d’ingéniosité et de vie [...] Quelle efficacité de jeu et de narration ! [...] Voilà le théâtre d’Avignon qu’on aime, qui interpelle l’imagination et la réflexion, émeut et fait sourire parfois, invente et mélange les genres. Voilà une irrévérence constructive et novatrice, un vrai coup de coeur du OFF à ne rater sous aucun pretexte. »

Emmanuelle Picard, L’étoffe des songes

« Le dynamisme des six comédiens, le rythme de la mise en scène, la qualité du texte, le mélange des genres, un théâtre qui apporte émotions et réflexion. Tous les ingrédients sont réunis pour construire un théâtre intelligent et de qualité, qui nous parle de fraternité et d’espoir tout en s’interrogeant sur la place de l’art dans la société. A ne pas Manquer. »

Le Théâtre Côté Coeur

« Remarquable adaptation du roman de Sorj Chalandon, très bien interprétée par les 6 comédiens dans une mise en scène très rythmée de Luca Franceschi. Un spectacle bouleversant, un message de Tolérance. A voir absolument. »

Cezam Provence Méditerranée



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