Un document est conçu pour chaque balade. Voici un petit extrait de celui du Parc de Bourran (Mérignac).
- Vous êtes libre de rediffuser ce document dans la mesure où vous lui conservez sa forme, ses liens et surtout que vous citiez la source avec un lien actif vers notre site Web: www.jardin-et-ecotourisme.fr. Merci.
--------------------------------------------------------------
PROMENADE DANS LE PARC DE BOURRAN
SOMMAIRE DE CE DOCUMENT:
Aperçu historique des lieux (Parc et Château).
Le bassin de déversement.
Explications détaillées tout au long du circuit (flore + oiseaux d'eau + anomalies végétales + traces animales).
Les empreintes des oiseaux du Bourran .
La gambusie.
Les carpes.
Plan du parcours de la balade proposée dans ce document.
BIBLIOGRAPHIE:
- Origine et essor des quartiers de Mérignac (Pierre et Ginette Gilliard) 2009
- Le parc du Bourran (15 pages) Jean-Yves Rossignol Edition du Conseil Général (août 1992) ISBN2909544028 (épuisé)
- Guide des oiseaux d'Europe (Delachaux et Niestlé)
INTERNOGRAPHIE:
- Topoguide du Bourran (également en version papier à l'accueil de la Mairie): http://www.merignac.com/sites/default/files/topo_Bourran2009_0.pdf
- Balade au Bourran (vidéo « You Tube » de 26 min 38 sec): https://www.youtube.com/watch?v=0MN9IOGPe0g
- Pour découvrir de nombreuses et superbes photographies du Bourran à chaque saison (printemps, été, automne, hiver), nous vous conseillons d'aller sur notre site Web: http://www.jardin-et-ecotourisme.fr/sejour-eco-touristique.php (puis, cliquer sur l'une des deux photos en haut de page).
-------------------------------------------------------------
APERCU HISTORIQUE DU DOMAINE
Le nom vient d'une famille de parlementaires de la fin du XVIIe siècle qui possédait là un important domaine agricole. Avant la Révolution, cet ancien domaine viticole et d?agrément appartenait au couvent occupé par les Minimes de Bordeaux et servait à nourrir les soeurs qui se trouvaient rue du Hâ. En 1791, le clergé perd cette propriété, vendu comme bien national à l'avocat A. Saige, maire de Bordeaux. Ce dernier est destitué et exécuté en 1793: Le Bourran est aussitôt revendu comme bien national. Puis, il passa entre plusieurs mains qui l'agrandirent. Il fut acquis en 1865 par le banquier bordelais L. Piganeau et son beau-père: l'armateur E. Ravesies qui le transformèrent. L'ancienne chartreuse fut détruite vers 1865 et, à sa place, un château fut reconstruit en 1869 par les architectes J. et P. Laffargue. En 1870, pour embellir cette demeure, le paysagiste Le Breton réalise, au sud de celle-ci, un jardin de 17 ha axé sur la Devèze (ruisseau dont la source se trouve au palus de Beaudésert, à Mérignac). Il remodèle localement La Devèze en étang avec plusieurs îles, avec d'inoubliables vues sur des paysages variées et soigneusement composés. Inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (le 9 janvier 1992), ce parc éco-certifié (aux inspirations contrastées: anglaise et italienne) illustre bien la tendance paysagère romantique de la fin du XIXe siècle: il suit la disposition du terrain pour simuler/recomposer le naturel et le sauvage.
En 1944, la propriété fut réquisitionné pour y installer l'école normale d'instituteurs . En 1980, il devient la propriété du Conseil Général de la Gironde et il s'ouvre au public en 1985. A partir de 1991, le château héberge l'Institut Universitaire de Formation des Maitres d'Aquitaine (I.U.F.M.). La C.U.B., la ville de Mérignac et la Lyonnaise des Eaux ont menées plusieurs séries de travaux de réhabilitation (1985, début des années 1990, puis 2007 avec l'appui du bureau d'études SARL Rivière Environnement) dans le respect du projet originel tout en sécurisant les lieux (consolidation des berges par des pieux en châtaignier; plantations sur les digues, coupe sélective). Deux oxygénateurs permettent de limiter les odeurs et l'eutrophisation de l'étang. La ville de Mérignac est devenu propriétaire du Parc en 2008 (entretien).
Du parc aménagé par Le Breton, il reste une série de constructions d'un certain intérêt: pont, château d'eau, arbres factices en ciment, grottes en rocaille, plan d'eau, statues, pont romantique restauré, temple (sur une île)? Il reste aussi beaucoup d'essences d'ornement originaires des Etats-Unis (les séquoias), d'Afrique du Nord (Cèdre de l'Atlas), d'Asie et d'Europe. Pour avoir des renseignements complémentaires à partir des étiquettes posées sur les arbres, nous vous incitons à consulter notre site: www.jardin-et-ecotourisme.fr, à l?onglet « fiches de plantes ».
LE CHÂTEAU DU BOURRAN (ET LA GLACIERE)
L?actuel château, élevé à la place de l?ancien logis, est un pastiche de château de style XVIIIe siècle, pensé par les architectes Jules et Paul Lafargue. Il a subi plusieurs modifications de style Renaissance (lucarnes néo-Renaissance). Du côté du parc, l'édifice rectangulaire en pierre d'un étage comprend trois corps de logis à trois baies chacun, coiffés d'un comble d'ardoises. A cela s'ajoute d'une partie centrale surélevée, avec un portique sur chaque façade.
Signalons un autre monument proche (non visitable): la Glacière (82, rue de Mérignac) qui faisait partie du domaine du Bourran: construite entre 1750 et 1790 pour François-Armand De Saige, cette tour ronde (ni classée, ni inscrite) est la plus grande glacière de France avec 10 m de diamètre et 10 m de profondeur. A l'époque où le réfrigérateur n'existait pas, elle fournissait les bains de glace à la bonne société bordelaise. Cette glace était directement recueillie sur le lac du Bourran, la Devèze et les jalles environnantes lors des hivers froids. Sinon, il fallait la récupérer dans le Massif Central ou les Pyrénées.
Pour connaitre le patrimoine architectural de Mérignac, demander au Comité Départemental du Tourisme de Bordeaux la lettre du patrimoine de Gironde: « Mémoire de Pierre N° 40 ».
LE BASSIN DE DÉVERSEMENT
Dès 1962, des études ont montré l'intérêt d'un bassin de retenue des eaux pluviales. En 1966, le lac du Bourran peut retenir 13500 m3 et deux collecteurs d'eau sont posés: un pour les eaux usées, un pour les eaux pluviales. En temps normal, La Devèze est dérivée dans une canalisation souterraine (donc invisible) qui traverse la partie nord du Parc: on n'en voit que les lourds couvercles de fonte des regards qui jalonnent son cours pour son entretien. Par temps de fortes pluies, seul le bassin de 2 ha (rivière + lac) est utilisée pour éviter l'engorgement de la canalisation: il a d'ailleurs été agrandi dans ce but. S'il y a trop d'eau, le surplus est contenue par les digues.
Les fonctions de ce bassin sont d'éviter les inondations des quartiers du Vieux Bordeaux, situés près de la Garonne. Comme les 68 autres bassins de la C.U.B. (pilotés par un poste de contrôle à distance et télécommandé), le bassin du Bourran est formé de trois parties: un ouvrage d'alimentation par où arrive le ruisseau (visible après de l'entrée Léo Lagrange), une zone de stockage (le lac), un ouvrage de régulation avec une vanne pour libérer progressivement l'eau en excès (visible près du parking de la rue Alfred de Musset).
Un inventaire piscicole est en cours avec la fédération Départementale des Associations Agrées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de la Gironde.
COMMENTAIRES DÉTAILLÉS DONNÉS LORS DE LA BALADE
D'autres explications sur les plantes sont fournies sur notre site: www.jardin-et-ecotourisme.fr (à l'onglet « fiches plantes»).
Les indications pour se repérer sont écrites en italiques. Les observations concernant les animaux sont signalées en caractères bleus. Les particularités remarquables de certaines plantes sont indiquées en vert. Les lettres (de A à S) citées dans les commentaires permettent de vous situer sur le plan. Quant aux numéros, ils permettent de mieux localiser les arbres: ce sont ceux référencés sur le topoguide du Parc de Bourran réalisé par la Municipalité de Mérignac (lien à recopier pour y accéder sur le web: http://www.merignac.com/sites/default/files/topo_Bourran2009_0.pdf)
Il est conseillé d'amener de la nourriture pour attirer les animaux (graines, salades, fruits, noisettes - pour les écureuils-, poisson -pour les cormorans-, à défaut pain). De mai à août (époque où muent des oiseaux), les enfants collectionneurs peuvent ramasser une grande variété de plumes colorées. En toutes saisons, on peut faire des relevés d'empreintes au plâtre (traces animales, écorces), réaliser des herbiers ou des photographies.
PARKING (A)
PIN PARASOL (juste avant la clôture, sur le parking)
Déjà arbre d'alignement chez les Romains (via Appia). Deux caractéristiques: cime étalée en parasol, grosse pomme de pin aussi large que haute (15 cm). Elles se forment en 3 ans; ses écailles sont marquées d'un large écusson roux triangulaire. Elle contient la plus grosse graine de pin indigène: comestible salé, confit, pignolat (ancêtre du nougat), boudin de Cannes, poulet Rimini à la Grecque. Vertus contre l'arthrite et la goutte. Yves Simone et son projet de grande allée (voir son site Internet: www.dupinsurlaplanche.org). Écorce gris-brun qui se desquame pour devenir rouge-orangée. Aiguilles groupées par 2, parfois par 3 de 8-20 cm, vert gai
CHÈVREFEUILLE (sur la clôture)
Du médecin allemand Lonicer (auteur d?ouvrages botaniques au XVIe siècle). Hybridation facile. Supporte une taille sévère (sinon envahissant). Tête au soleil, pied à l'ombre (pousse dans les sous-bois). Tige tournant dans le sens des aiguilles d?une montre (sens du tire-bouchon) pour s'élever vers la lumière (comme un boa constrictor). L'étreinte est si vigoureuse qu'elle saucissonne l'arbre en laissant des marques d'étranglement (« graisse de chêne » = renflements torsadés en spirale). Inversement, cette réaction de la plante étranglée peut se retourner contre le chèvrefeuille qui s'étouffe lui-même en quelque sorte. Symbolise les liens amoureux étouffants. Il a besoin d'un support, sinon il s'écroule quand il dépasse le mètre de hauteur. Il existe des chèvrefeuilles arbustifs (camérisiers).
Bourgeon ouvert même en hiver. Nombreuses galles (mineuses). Fleurs attractives pour les insectes. Les étamines sont redressées dans leur jeunesse. Vieilles, c'est au tour des stigmates de se redresser. Croquer prudemment que la base des fleurs (suçon de la Vierge, suce miel). Les fruits sont très toxiques pour nous (saponine, HCN).
Feuilles et fleurs dans le bain sont très régénérantes après une journée fatigante (propriétés anti-vieillesse).
Racine utilisée en teinture et en vannerie.
PLAQUEMINIER DE VIRGINIE = plaqueminier commun = persimon ( près de la clôture)
Dyospiros = « fruit des Dieux (Ulysse). Fruits comestibles de 2-3 cm aux allures de mini-tomates. Ils tombent tardivement, qu'après les feuilles (on voit les grands sépales du calice restés fixés sur les branches). Très productif . Astringent, juteux, riche en sucre et pectine, phénols (contre les maladies cardiovasculaires). Porte-greffe du kaki. Exemplaires géants aux jardins botaniques (Bordeaux rive gauche, Talence, Tanaïs à Blanquefort).
Dioïque (fleurs en juillet). Très beaux coloris des feuilles à l?automne. Aux U.S.A.: bois (rappelant l?ébène, même famille). Introduit d'Amérique du Nord (culture depuis la Préhistoire pour bois et fruits) en 1629 par Tradescant en GB.
CHÊNE ROUGE D'AMERIQUE (près clôture)
Tronc lisse et gris, légèrement fendillé à la base; houppier imposant ouverte, avec des grosses branches droites, dressées et raides,
Grande feuille (12 à 20 cm),avec pointes aiguës, brun-rouge à l?automne,.
Glands (2 ans pour se former: taille d'un pois la première année) gros, brun violacé, cupule aplati en béret basque ne couvrant que la base du gland.!
Son écorce, grise et luisante, se fendille en longues bandes plates virant au brun rouge avec l'âge. Introduit en France à la fin du XVIIIe siècle, est aujourd'hui planté en sylviculture pour le reboisement des sols sablonneux et caillouteux car il supporte des sols siliceux très médiocres. Son bois médiocre, peu compact, est utilisé dans l'industrie du meuble.
LIQUIDAMBAR STYRACIFLUA = COPALME D?AMERIQUE
Fruit curieux: boule en forme de minuscule masse d?arme médiévale. Elle contient de multiples capsules contenant des graines ailées (caractéristiques des espèces, notamment fossiles). Si pas de capsule, c'est une variété stérile crée vers 1980 aux U.S.A. pour ne pas glisser sur les fruits.
Ecorce très striée, avec des crêtes de liège
« Ambre liquide »: résine à odeur de cannelle (styrax), utilisée pour le parfum, comme anti-stress et chewing-gum (Cherokee) et la fabrication de meubles odorants, embaumement égyptien (baume du Pérou) avec d'autres styrax. Au XIXe siècle, on a isolé le styrène (en 1925: polystyrène).
La couleur des feuilles (palmées à 3, 5, 7 lobes; odeur balsamique) ne passent pas inaperçue en automne (détour des promeneurs), surtout associé au ginkgo. Introduit en 1681. Tendance à drageonner (le bouturage ne marche pas).
CHÊNE DES MARAIS = Chêne à épingles (nid palombe dans gui)
De la famille des chênes d'Amérique, il est le premier de la famille à fleurir au printemps. Feuille (10 cm) luisante, vert brillant, à lobes étroits et pointues, très profondément découpée (5-7 lobes aigus), à angle droit par rapport à la nervure centrale, tombant tardivement.
Gland noirâtre, presque sphérique (8 - 16 mm) et presque sessile, mûr en 2 ans (cupule plate). Introduit en Europe en 1770 pour le coloris rouge-brun de son feuillage automnal. Zones humides.
Ses branches inférieures retombent de manière pendantes, tandis qu'à mi-hauteur, elles deviennent horizontales (la partie inférieure de sa couronne est couverte de nombreux et petits rameaux latéraux, grêles, devenant plus ou moins épineux).
Longévité courte (100 ans). Joli coloris du bois utilisé pour fabriquer des meubles.
Deux couples de marronniers s?enlacent. Nid de palombe à 2 m de l'extrémité d?une branche horizontale se dirigeant vers la digue.
TROÈNE DU JAPON (L. LUCIDUM) = TROÈNE LUISANT = TROÈNE A FEUILLES BRILLANTES
Importé d'Extrême-Orient (en 1794). 8 m de haut. Feuilles (5-11 cm) persistantes, luisantes, vert foncé luisantes, avec des poils blancs -dessous- aux ramifications des nervures, tombant tardivement. Bouquets de fleurs de 15-20 cm en août. Fruits bleu noir en automne (encre noire). Racines gourmandes contrariant la croissance des plantes voisines. A ne pas confondre avec notre troène commun indigène L. vulgare.
Derrière, dans la haie sur le talus: buddleia, sureau noir, murier (avec fruits en saison), noisetier pourpre, noyer, jeune cyprès chauve.
NOISETIER
La noisette convient aux diabétiques et pour lutter contre le vieillissement.
- Très nutritive (62 % d'huile, 16 % de protéines), la noisette est le plus riche de tous les oléagineux en lipides et protides. Sa valeur énergétique est supérieure à celle de la noix.
- Outre les vitamines A et E, l'huile de noisette renferme 85% d'acides gras insaturés (très efficace pour soigner les irritations des peaux sèches et sensibles afin de retrouver souplesse et élasticité, notamment la peau du visage). Plus fluide que l'huile d'amande douce, elle pénètre rapidement et profondément la peau et agit sur les rides. Elle est également efficace sur les cheveux.
- Les graines et l'huile ont des propriétés vermifuges.
- Comme l'hamamélis, les feuilles ont des effets vasoconstricteurs (excellent tonique veineux), cicatrisants , dépuratifs et astringents grâce aux tanins et aux dérivés flavoniques qu'elles contiennent.
CHÊNE ZEEN = CHÊNE DES CANARIES = CHÊNE DE KABYLIE = CHÊNE ALGÉRIEN = CHÊNE DE MIRBECK
N'existe plus/pas aux Canaries, mais au Maghreb et dans la péninsule ibérique.
Feuille (6-18 cm) semi-persistante (marcescente), caractérisée par lobes peu profonds et nombreux (6 à 14 paires). Bourgeon étroit de 7 mm de long, avec écailles ciliées sur les bords.
Gland de 2,5 à 3,5 cm, à pétiole court (0,5 à 1 cm), groupés par 2 ou 3, avec cupule hémisphérique à écailles duveteuses, englobant le tiers du gland.
Écorce noirâtre, épaisse et fissurée. Un magnifique sujet (28 m de haut; 1,85 m de circonférence).
A côté, buis complètement défeuillé par les chenilles de la pyrale du buis (chenille verte avec deux bandes noires). 20 m à gauche, un gros chêne abimé avec trous de pics. A côté, nid d?écureuil. Dix mètres en face du chêne zeen, charme avec nid de palombe à 3 m du sommet. Bel aubépine.
HÊTRE POURPRE (n°24)
Écureuils en ces lieux quand il y a des faines (nid à proximité)
Peu courant en Aquitaine.
Tronc puissant, lisse, gris, bien droit comme un I, avec l'écorce ondée. Cicatrice en moustache de chinois ou pattes d'éléphant laissées par les branches tombées. Bourgeons si pointues que les doigts s'y piquent, écartées sur le rameau, avec écailles sur 4 rangs.
Feuilles alternes, disposées sur 2 rangs, ovales, contour sinué (bordées de quelques poils fins, ainsi que sur les nervures, marcescentes, marron à l'automne. Elles ne se décomposent pas au sol (rembourrage de matelas). Jeunes feuilles grignotées crues lors des randonnées ou en salade dans les couvents jadis à l'époque du Carême (goût de chou). Liqueur tonique, immergées 8 jours dans eau de vie sucrée (couleur mordorée avec le hêtre pourpre).
Faines (de « fagina » gland du hêtre) s'ouvrant par 4 valves et contenant 4 graines de section triangulaires. C'est un caractère des Fagacées (dont le chêne) d'avoir une cupule provenant de la transformation des bractées. Apprécié des écureuils, des pigeons, des porcs et des bergers (ivresse, voire folie si consommation excessive). Se consomme: crue (dans lait sucré), grillée comme les châtaignes, torréfiée comme le café (guerre). Ressource alimentaire aléatoire du fait du cycle des faînées (tous les 4-6 ans). De ces faines, les habitants d'Europe du Nord surtout (sans oliviers) extrayaient une huile (20%) dont la qualité alimentaire s?améliorait avec le temps.
Bouillie, séchée, pulvérisée pour le réduire en sciure, le cambium est mélangé à la farine (pain, « quinquina »). En effet, l?écorce des rameaux de 2-3 ans est efficace contre les rhumatismes et les affections de la peau.
La distillation du bois fournit de la créosote (affections pulmonaires, insectifuge).. Le charbon de bois: hygiène digestive, lutte contre les empoisonnements alcalins (eau de Javel, soude).
Bois avec fibres très courtes: pince sans auréole (pas de tanin), cadre de piano, traverse de chemin de fer, papier, chauffage.
(deux myrobolans s'embrassant entrelacés, près du poteau; bulbes au sol en fin hiver-début de printemps)
Au bord de la route par la droite (attention aux cyclamens): CHARME
Tronc typique avec un aspect cannelé, du fait de la forme sinusoïdale du liber et de l'assise génératrice (cernes ondulés). L'allure zigzagante des rameaux provient de l'avortement systématique des bourgeons terminaux qui sont remplacés par les bourgeons latéraux supérieurs.
Feuilles gaufrées entre les nervures latérales parallèles (elles ne sont jamais ramifiées), doublement dentées en scie, disposées sur 2 rangées. Pour distinguer la feuille du charme de celle du hêtre, utiliser la phrase mnémotechnique suivante: « Le charme d'Adam est d'être à poil ». Comprenez que la feuille de charme est denticulée (à dents = Adam) et que celle du hêtre (être) est velue (= à poils). La feuille résiste mieux que celle du hêtre à la dent des herbivores.
Fruits groupés en grappes pendantes, par 6 ou 7, entourés d'une large bractée à 3 lobes pour être entrainées par le vent. Ces fruits (5-10 mm) sont fortement côtelés. Les graines contiennent une huile de piètre qualité (# hêtre).
Bois lourd et dur: dents des moulins, étal des bouchers. Longévité courte: 100-150 ans. Variante du dahut: le coquadrille qui apporte la richesse.
(on quitte la route pour aller à droite) Champignons. Vue sur cormorans perchés dans cyprès-chauves, nid de pigeon ramier sur chêne, laurier-tin (fleurs en hiver), bruyères en fleurs en saison, nid d'été d'écureuil sur digue (au niveau du poteau). Sur le talus de la digue: noyer, cotonéaster, bibacier, mûrier, chêne vert, pêcher, hibiscus, yucca, plaqueminier de 3 m de haut (dessous: tamaris et pervenche), rosier à gros fruits, choisya (floraison parfumée), prunier myrobolan Pissardii (belle production en juin), laurier-tin, genêt, if, weigelia, laurier-cerise, symphorine, mimosa, sauge de Jérusalem, figuier, acacia avec gui, pêcher, cyprès?,
A l'entrée du bosquet de séquoias toujours verts: plusieurs ÉRABLES DE MONTPELLIER Acer monspessulanum (+ hêtre)
(5-6m en général, 12 m maximum), encore appelé agas, azerou, violonier: tronc court, avec une écorce foncée portant des gerçures verticales. Au printemps, la coloration vert-clair du feuillage contraste avec celles des autres plantes de la garrigue. Ses petites feuilles à trois lobes obtus égaux (forme d'empreintes d'oiseaux), à bord entier, vert brillant dessus, séparés par un angle droit, avec un long pétiole. A l'automne, elles sont repérables de loin avec leur éclatant coloris jaune d'or taché de rouge (parfois rouge). Galles, taches, recroquevillements des feuilles.
Les érables ont tous les types de fleurs: arbre mâle, arbre femelle, arbre à fleur mâle et femelle, arbre à fleur hermaphrodite. En avril, les fleurs mellifères en corymbes sessiles et terminaux: les fleurs mâles ont un pétiole plus long et souvent moins épais que les fleurs femelles.
Les samares de 3 cm (rougeâtres à maturité) ont les ailes rapprochées (peu ouvertes) et pratiquement parallèles (quelquefois même chevauchantes). Complication: il s'hybride avec l'érable champêtre.
Anecdote: comme d'autres plantes méditerranéennes, il porte le nom de Montpellier car la plupart des plantes méditerranéennes expédiées à Linné venaient des botanistes de Montpellier.
SEQUOIAS (GENERALITES)
Le mot séquoia ne désigne pas une espèce, mais trois genres contenant chacun une espèce (ils sont tous présents au Parc de Bourran). Disparus depuis 12000 ans de France (et d'Europe), les séquoias ont été réintroduits depuis la Californie il y a 150 ans et ils pointent déjà leurs têtes vers les nuages. Ils sont déjà parmi les plus hauts arbres en Europe. Mais, leurs cônes sont petits (inférieures à 7 cm), leurs feuilles minuscules (# bananier!) et douces, l?écorce fibreuse est douce et moelleuse, de couleur rouge (Redwood). Quant aux racines, elles s?enfoncent à 1,50 m de profondeur seulement (ne pas imperméabiliser le sol avec du goudron à proximité! car elles ont de grands besoins en eau).
Le nom Sequoia a été donné en hommage au chef indien cherokee Sequoyah.
Même abattu, le séquoia ne se dégrade pas: il résiste aux insectes, aux champignons, au feu (au contraire, il en a besoin pour ouvrir ses cônes et pour germer en sol dégagé).
Propriétés phytothérapiques des bourgeons: tonique sexuel, prostate, os.
SEQUOIAS GÉANTS Sequoiadendron giganteus
Tronc s'élargissant à la base et côtelé. Cônes de 5 cm environ (entre 3 à 7 cm).
Feuilles imbriquées et collées comme le cyprès, mais plus piquantes, à l'agréable odeur d?anis.
L?arbre le plus volumineux du monde: le général Shermann (2700 ans soit âgé déjà de 1500 ans sous Charlemagne!). Bois de peu de valeur. Jadis exploité à l?explosif (pour en faire de l'aggloméré et des crayons!). Recensement d'au moins 5000 individus en France.
BOSQUET DE GRANDS SEQUOIAS TOUJOURS VERTS (B) Sequoia sempervirens (l'un d'entre eux abrite une aire visible de l'autre côté de la route)
Tronc dégagé sur une grande hauteur, plus élancé, mais avec des rejets à la base.
Minuscules cônes de 2,5 cm (1,5 à 3 cm) avec 12-20 écailles mûrs en 1 an.
Feuilles biens séparées et douces, aplaties comme l?if, à odeur de résine.
L'arbre le plus haut au monde: l'Hyperion (115,5 m) dépasserait de 1,50 m le clocher Saint Michel, pourtant le plus haut du Sud Ouest. Au Pian Médoc: un exemplaire atteint 40 m de haut.
Bois de grande valeur (96% des forêts détruites depuis 1850!). Vu de loin par F. Drake (1570), puis les Espagnols. En Gironde, un exemplaire de 40 m de haut au Pian Médoc.
MARRONNIER TORSE (avec mangeoire noix de coco)
En sortant du bosquet de séquoias toujours verts, admirez les 3 arbres intéressants suivants :
PHILLYREA (FILARIA) ANGUSTIFOLIA= filaire à feuilles étroites
Oléacée comme olivier. Allure buissonnante. Écorce du tronc quadrillé. Feuilles rappelant l'olivier de 2-4 cm x 4-8 mm. Fleurs parfumées aux printemps. Baies noires ou bleutées de 3-5 mm appréciées des oiseaux. Résiste au froid et à la sécheresse. Typique de la garrigue calcaire.
ARBRE DE JUDÉE = GAINIER (deux sont enlacés)
Tronc légèrement sinueux , avec une écorce finement fissurée; caulifore (on voit bien les bosses par où jailliront les fleurs); exemplaires de 140 ans à l?Hôpital Charles Perrens. Introduit au XVIIe siècle. Bourgeons pour le coeur et la circulation.
FRÊNE (à 4 m de l?arbre de Judée vers la route)
Tronc élancé droit et nu sur une grande hauteur, bourgeons gros et noirs (voir sur le rejet contre le tronc), douce écorce cendré (au début), fragiles rameaux et feuillage (et ombrage) léger lui confère une belle esthétique: jadis, arbre d'alignement le plus planté après le platane. Abrite une biodiversité remarquable.
Profusion de grappes pendantes de samares simples (mythe aphrodisiaque), restant sur l'arbre une partie de l?hiver.
Feuillaison tardive: feuilles composées, de 9 à 15 folioles dentées non pétiolées qui tombent à l'automne (le rameau porteur tombera plus tard). Cidre de frêne avec feuille de cassis (recette de la frênette sur notre site). Thé avec très jeunes folioles de frêne (fin juin) pour le bon fonctionnement de l'organisme: boisson de jouvence contre le vieillissement (polyphénols antioxydants, mannitol = capteurs de radicaux libres), vertus anti-inflammatoires (rutoside = flavonoide) et problèmes de rétention d?eau (diurétique, contre oedèmes, rhumatismes).
Arbre emblématique chez les Slaves (comme le chêne l?est chez nous). Comme l'érable, tous les cas possibles de fleurs (mais en sylviculture, pratiquement que des arbres mâles). Famille évoluée des Oléacées. Jadis, bois pour skis.
En traversant la route, CHÊNE CHEVELU
Encore appelé chêne de Bourgogne, chêne Lombard, chêne turc (36 m): la cupule de son gland comestible (formé en 2 ans) est pourvu de poils mous de 7-10 mm de long, assimilés à des cheveux, d'où son nom de chêne chevelu. Il mûrit lentement en deux ans. Ses jeunes rameaux sont habituellement velus. Son tronc est imposant, massif et droit; sa cime longue et aiguë. Son écorce noirâtre est profondément fissurée. Ses feuilles d'une dizaine de centimètres sont pétiolées, étroites, elliptiques, rugueuses, vert mat foncé à gris verdâtre, pubescentes en dessous. Son bois (aubier épais, coeur légèrement rosé) a une qualité inférieure à celui du rouvre et du pédonculé. Il apprécie les sols sablonneux chauds. Indigène du Centre et du Sud de l'Europe, son véritable habitat d'origine reste inconnu car il a été planté depuis des siècles dans toute Europe et il s'adapte vite.
Au pied: pezize vesiculosa (toxique crue; à l?automne), orchis abeille (fin mai-début juin). Cri pivert.
Près du mur, à la base, chêne avec loupe. A la base, résidence de l'amadouvier sur 1,80 m de haut avec bourrelets cicatriciels autour. Siège sculpté.
Totem « chênes » signalant 600 espèces de chênes dont une dizaine en France (le pédonculé étant le plus courant: c?est le plus grand arbre près de l?entrée)
LAGERSTROMIA = LILAS DES INDES
Linné en hommage à son compatriote Magnus Von Lagerström. Introduit en 1740 en GB. Desquamé, tronc cannelle nuancé de rose, bien droit, mais branches tortueuses et noueuses! Abondante floraison rose à pourpre cachant le feuillage (juin à octobre). Taille à 3-5 yeux (comme les rosiers). Feuilles en creux et cassantes si on veut les aplatir. Fruit narcotique (attention si enfants). Infusion de feuilles contre le diabète.
AUBEPINE
Aube + épine: Fleurs blanches (observer les très belles étamines rouges), mais les pétales tombent facilement. Parfum enchanteur.
Crataegus = force, vigueur. Car tronc résistant (billot), clou avec les épines. Longévité: 400 ans (bornage des propriétés, d'où des lieux-dits, haies: Hawthorne = Hagedorn =épines pour faire des haies). Épines la protègent de l?appétit des bestiaux, donc plantée sur des cadavres animaux victimes de la peste. Pourtant, pour germer la graine (= nucule contenant HCN) doit passer dans un tube digestif (oiseau).
Les cenelles = poires à bon Dieu = poire d?oiseau (aout-octobre) sont tout justes comestibles pour nous (de préférence après les gelées car l?acidité diminue alors), très farineuses (jadis, farine pour pain quand disette en Europe). Soigne l'hypertension et la nervosité sans avoir l?inconvénient des médicaments (utilisée pour le sevrage progressif des benzodiazépines. Esthétique: flavonoïdes aux vertus anti radicalaires et antioxydantes (pommade pour peau). Recette de gelée sur notre site. Diverses galles.
A. MONOGYNE: un seul noyau.
Charmille (en face, contre gymnase): feuilles marcescentes)
TREMBLE (choucas perchés). MICOCOULIER. (écorce). Deux sièges.
Fontaine. Près du portail d?entrée ©, FÉVIER (belle morsure de branche coupée à 5 m de haut).
MAGNOLIA A GRANDES FLEURS
120 espèces de magnolias. En hommage à Pierre Magnol. (précurseur de la classification botanique). Un des plus anciens arbres à fleurs: comme le prouve la structure de la fleur (pièces florales disposées en spirales et en nombre variable; beaucoup d?étamines; nombreux carpelles libres). Un des rares magnolias persistants.
S?étale. Tronc ramifié dès la base. Au pied, plein de cônes aux graines oranges. Pousses pubescentes et rouille. Grandes feuilles coriaces (tomentum dessous). Climat océanique (doux et humide). Bouton floral en forme de sucette. Fleur odorante (citronnée) en forme de coupe.
Le plus beau conservatoire à Nantes (introduit en 1711) au Parc de la Beaujoire.
Au-dessus des prêles et des sedums: CATALPA COMMUN = CATALPA DE CAROLINE
11 espèces de catalpa (Amérique du Nord, Asie). Vient d?un mot cherokee signifiant haricot (voir sur le sol). Belles siliques, longues de 20 à 40 cm, persistant sur l?arbre jusqu'au printemps suivant. Port étalé. Feuillaison tardive (mai): grandes feuilles en coeur, de 15-30 cm, avec souvent un long pétiole (belle ombre), à odeur désagréable (si froissées), rassemblées par trois (par deux chez paulownia). Fleurs de 5 cm, groupées en grappes coniques et dressées (juillet). Drageonne (d'où cépée). Résiste à la pollution. Introduit en Europe en 1726.
RHODODENDRON (belle collection au Parc de l?Hôtel de Ville de Mérignac). Prêle? Sedum-chou?
Fauvette à tête noire mange gui et cri alerte (tchack tchack).
ÉRABLE CHAMPÊTRE avec gui (près « chêne blanc»  et des 7 rhododendrons).
Samare plate (à 180°) et noueuse au centre. Une sous espèce se caractérisé par des côtes longitudinales de liège sur les branches. Feuille assez petite, à lobes obtus, dessous pubescent au niveau des nervures. Bourgeon et pétiole avec latex.
Pancarte « Respectez les plantations ». PHYLLIREA ANGUSTIFOLIA (face maison des gardes).
Chêne chevelu N° 9 aux glands comestibles (à 5m de haut, une grosse branche en mord une autre!). Acacia à fleurs roses. Frêne. Charme. Siège en bois et table pique-nique.
De l'autre côté, cornouillers à tige colorée, cornouiller sanguin (tour de magie de la feuille suspendue dans le vide), POTAGER (D) de Jean-Paul avec NID DE SITTELLE DANS MUR CLASSE DU FOND: on aperçoit le tour du trou d'entrée partiellement colmaté par un mortier de couleur différente -voir séquence de la bande annonce du film « Mistigri des toits » à la quarantième seconde : https://www.youtube.com/watch?v=_b4YGTR1hHA) - et nid de bergeronnette dans le mur vers avril-mai, nid de rouge-gorge dans poche du tablier du jardinière (!) en 2013, bac à compost). Verdiers.
Au moins six RUCHES avec panneaux: pollen, abeilles, gelée royale. Écouter vrombissement + jumelles (observer de près à l'abri des risques de piqures). Au dessus, reste de nid d'abeilles Noisetier de l'autre côté. Coupe de chêne (aubier) et tas de copeaux de couverture.
IF
Ce n'est ni un résineux (pas de résine), ni un conifère (il produit pas de cône). Fruit ("moque"): jolie arille rouge en forme de petit godet charnu, ouverte à son sommet, contenant une seule graine toxique (taxine, narcotique dangereux), fatale pour les mammifères et notamment les chevaux (500 g de feuilles suffisent pour faire passer les 500 kg d'un cheval de vie à trépas). C'est avec une mixture préparée à partir de cette graines que les Gaulois empoisonnaient la pointe de leurs flèches dirigées contre l'armée de Jules César. En digérant l'arille (et non la graine), certains oiseaux assurent la dispersion de l'if.
Taxine aussi dans le bois et les feuilles (ne pas les mâchouiller!). Les braconniers immergent des branches dans les étangs pour ralentir les réflexes du poisson et l?attraper plus facilement à mains nues.
Restant toujours vert, l'if est associé à l'éternité et on le trouve donc dans les cimetières septentrionaux, (là, le cyprès a du mal à pousser). Maints chevaux de corbillard lui doivent leur mort: dans l'attente du retour de son maître, l'animal -attaché à l'if - "tuait" le temps en broutant cette plante toxique et prenait rapidement le même chemin que celui qu'il venait de transporter !
Si vous souhaitez avoir de jolies arilles décoratives dans votre jardin: d'une part, vous devez posséder un individus femelle, d'autre part, il doit y avoir un individu mâle situé à proximité (ainsi, le pollen des fleurs mâles fécondera les fleurs femelles). Naturellement, les pieds mâles (aux bourgeons floraux très apparents à la partie inférieure des rameaux) n'"enfantent" jamais d'arilles! Cette floraison se déroule en mars-avril.
Ses aiguilles plates et molles, non piquantes, avec une nervure saillante, vert foncé sur la face supérieure, vert jaunâtre sur la face inférieure, et persistantes, contiennent aussi ce poison violent.
A l'état sauvage, il est assez rare en plaine. Son aire est en voie de régression et il serait temps de prendre des mesures de protection. Il se développe bien à l'ombre ou à la lumière. Sa croissance est si lente que le diamètre du tronc est trompeur (anneaux de croissance très étroits), mais il peut vivre plus de 2000 ans (symbole de l'immortalité, d'autant plus que son feuillage est toujours vert). L'arbre le plus ancien (en Écosse) aurait au moins 4000 ans.
Art topiaire car il bourgeonne très facilement après la taille.
Les vieux ifs présentent souvent plusieurs troncs plus ou moins soudés ensemble. Bois imputrescible, Le parc du Château Mouton-Rothschild (Le Pouyalet, près de Pauillac) possède une avenue de près de 500 m bordée d'ifs taillés en ogive (avec des Cedrus atlantica "glauca" plantés en 1955).
CHÊNE VERT = YEUSE
Jeunes rameaux tomenteux. Feuilles coriaces, épaisses et PERSISTANTES à dents piquantes chez les jeunes sujets (comme chez le houx), puis devenant lisses avec l'âge. Face supérieure vert sombre; par contre, leur face inférieure duveteuse et blanchâtre. Glands allongés (à pointe non velue) pédonculés, avec une cupule pubescente. Drageonne beaucoup. Excellent charbon de bois. Il se plait sur le littoral et en situation dégagé (brise-vent). Il résiste à la pollution, à la sécheresse et à la chaleur (arbre d'alignement dans nos villes). Le jardin botanique de Bordeaux (rive gauche) abrite un beau chêne vert, de 20,50 m de haut et 2,60 m de circonférence. Le parc Rivière de Bordeaux, lui, possède un chêne vert plus grand (27 m de haut; 1,53 m de diamètre), surnommé "Le Paresseux" car il ne croit pas en hauteur, mais horizontalement!
S'engager dans l?allée en sous-bois conduisant vers deux bancs..
À droite: IF, MARRONNIER ROUGE.
À gauche: HÊTRE COMMUN (N° 15), marronnier.
Puis descendre sur le chemin à droite (ÉRABLE DE MONTPELLIER).
En face, VUE SUR LA PRAIRIE MARÉCAGEUSE (E) et de nombreux anatidés, et au loin l?étang (oiseaux en vol) + une autre vue sur le BOSQUET DE SEQUOIAS TOUJOURS VERTS (à droite)
2 ARBOUSIERS ou ARBRE A FRAISES ou LEDOUN (+ abélia)
Décoratif: port, tronc rouge, feuilles persistantes dentées, fleurs en grappe et en grelot. Les branches ont besoin de lumière. Plusieurs branches tortueuses partent du sol avant qu'au bout de quelques années l'une d'elles deviennent un tronc. Effet bénéfique des feuilles sue peaux grasses et jambes lourdes (+ effet dépigmentant). Tannin pour tanner les peaux.
Fruits et fleurs simultanément. Fruits produits à contre-saison, appréciés des merles. Goût farineux (arbutus unedo), granulations oxalate de calcium (voir plusieurs recettes sur notre site). Miel d'arbouses amer, mais parfume vinaigre et sauces. Ledounat.
Emblème de la Galice, des villes espagnoles (Madrid), du maquis et de la Résistance (l'albitru n'a pas trahi Jésus, contrairement à la bruyère). Pionnier après les incendies. .
(ATTENTION! glissade le long de Phyllostachys et risque de chute sur souches coupées des bambous)
Courte incursion dans les bambous: PHYLLOSTACHYS
« Bam bouh » (Marco Polo). Bambou le plus populaire. Très traçant. Comestible (recette sur notre site). Perd vite ses gaines. 2 branches par n?ud. Chaque bosquet de bambous abrite un orchestre. Herbe (Poacés)! Pousse avec son diamètre définitif de 30 cm/jour en avril (torture); De 7,5 cm à 60 m! Mille usages (pas de rouille, grande résistance, souplesse): canalisations, outils, papier, échafaudage, chaussures, instrument de musique, cloisons, meubles, canne de Chaplin, filament lampe d'Edison. Survie des familles pauvres. Efficace contre fracture, maladies articulaires.
TAUPES (16 cm sans queue) Crottes de lapins, turritules de lombrics
Elle creuse plusieurs sortes de galeries: soit juste sous la surface (parallèles au sol) des galeries d'accouplement (tranchées avec déblais sur les côtés lorsqu'elle est excitée) et superficielles (avec un mince plafond), soit en profondeur des galeries de chasse (vers paralysés mis en réserve) sans ou avec rejets de terre. Le premier cas se produit lorsque la galerie est profonde et la terre est meuble (les déblais sont alors plaqués et compressés contre les parois du petit souterrain (h= 4 cm pour les jeunes; 6 cm pour vieux mâles). Dans le second cas, des couloirs obliques permettent d'évacuer la terre. On peut parfois voir des boudins entiers qui donnent une idée des dimensions de la galerie. Elle se sert alternativement de chaque patte avant (en forme d'énorme et large pelle, avec paume tournée vers l?extérieur! # pattes postérieures) pour repousser la terre vers l?arrière: on peut observer ces mouvements de poussées successives. Parfois, un trou vertical (# oblique pour le campagnol terrestre) de sortie dans une taupinière (= amas de déblais). La « reine des taupinières« : la « forteresse » (40-60 cm de diamètre; encore plus grand pour l'hibernation!) abrite le nid. D'autres pour les chambres provisions (« garde-manger » pour l'hiver) ou les chambres secondaires de repos. Leur position révèle dans une certaine mesure la complexité du tracé entrecroisé du réseau (comme nos rues!). Les taupinières (50/an/taupe) reviennent surtout au printemps car les taupes doivent réparer les galeries endommagées durant la mauvaise saison. Par la suite, l'apparition de nouvelles taupinières est l'indice d'un territoire de chasse pauvre (d'où la multiplication des galeries). Solitaire. Reproduction entre mars et juin. Cohabitation avec l'Homme (râteau, boules de naphtaline, poils de chien, la Nature a horreur du vide). Voir notre site et La HULOTTE N° 68-69
Cèdre de l'Himalaya .
SUREAU NOIR (abattu)
Toujours compagnon de l'Homme: attire les bons génies, éloigne serpent et foudre (croix du Christ), insectifuge (odeur nauséeuse) + tache indélébile des fruits. Les lieux plantés de sureaux sont des sahucats (d'où Saucats). Plusieurs troncs rugueux avec petites écailles, avec texture rappelant le liège en vieillissant. Pousses vertes herbacées puissantes.
Pharmacie de campagne (OMS 1999). Avec les baies (à consommer cuites!), champagne de sureau ou colore vin (faux porto; on peut aussi mettre des fleurs: faux Frontignan, vanille du pauvre). Ou rob de sureau (avec miel: efficace contre maux de gorge) ou en mélange avec confitures de pommes. Eau de fleurs pour la beauté de la peau ou teindre cheveux (Romaines). Les fruits colorent la laine en violet (avec l'alun). Beignets de fleurs. Les fleurs donnent un goût d?ananas aux fruits. « Self-service» oiseaux!
Frêne (avec fruits).
PRUNIER MYROBOLAN
En 1148, les croisés buttèrent contre Damas. Pour ne pas revenir bredouilles, ils ramenèrent le prunier. Ils furent raillées pour avoir organiser cette expédition « pour des prunes ». L'un de premiers arbres fruitiers à fleurir (deuxième quinzaine de février). Prune cerise, couleur carmin, charnue, pleine de jus, excellente aussi en confitures, sirop et liqueurs (voir recettes sur notre site: www.jardin-et-ecotourisme.fr).
ARAUCARIA ANGUSTIFOLIA = PIN DU PARANA
Ce n'est pas un pin! Fossile vivant d'apparence singulière: première plante à graines. Port étrange colonnaire et ouvert. (branches par 5). Sud Brésil. Surexploitation comme excellent bois d'oeuvre (mais met longtemps à arriver à maturité: 90 ans, donc remplacé par le pin américain arrivant à maturité à 20-30 ans). Graines comestibles (pinhao), récoltées entre avril et juin.
CHENE-LIEGE (x2)
Le chêne-liège Quercus suber (arbre à liège, surier, sioure; corcier dans notre Sud-Ouest) est caractérisé par son écorce épaisse et liégeuse à l'état adulte. Son houppier atteint 18 m de haut et s'ouvre largement (15 m de diamètre). Les feuilles de 8 cm de long sont coriaces, vert sombre, ovales, minces et PERSISTANTES (entières, légèrement dentées ou à épines, au revers argenté). En fait, les vieilles feuilles tombent au moment où apparaissent les nouvelles feuilles. Les GROS glands ROUGE BRIQUE, avec une pointe velue, sont courtement pédonculés. Sur le tiers de leur hauteur, ils sont enchâssés dans une cupule conique, à écailles de plus en plus grosses à partir de la base. Ces glands mûrissent en deux ans: ils sont alors d'une couleur brun-chocolat.
Son écorce brute constitue le liège mâle (irrégulier et crevassé). Après le démasclage, on obtient le liège femelle (liège de reproduction) de meilleure qualité. Toute la production de liège provient des subéraies (forêts de chêne-liège) de seulement six pays méditerranéens auxquels il faut rajouter le principal producteur: le Portugal. Les premiers usages du liège furent les bouchons... des flotteurs des filets de pêcheurs. Le bouchon pour les bouteilles de verre ne se généralisera qu'au XVIIIe siècle. Le chêne-liège est sensible au froid, surtout si on l'a dépouillé de son écorce. Écorcé, il vit 150 ans (et 100 ans de plus s'il n'est pas écorcé). Il symbolise la générosité: celui qui donne sa chemise pour le bien être d'autrui. En Gironde, vous pouvez admirer un superbe chêne-liège de 25 m de haut et près de 6 m de circonférence en bordure d'une route de Montagoudin.
3 Sapins dorés. Saule. Laurier-sauce. Groupe de pigeons dans frênes (admirer écorce lisse au sol et grappes de fruits bien visibles. Plumes au sol et autres traces). Petit nid dans prunus vertical + nid de palombe dans aulne couvert de lierre. Loupes sur aulne.
A droite: Peuplier (fin poussant dans les bambous). Danger glissades par temps pluvieux et ne pas trébucher sur les pousses de bambous, même sciées!
A gauche, autre côté du chemin, près jeux d'enfants: en bord de chemin, épicéa (aiguilles à 4 angles, disposées en brosse; écorce brun rouge; cônes allongées de 10-16 cm tournés vers le bas; roitelet triple bandeau; faux-acacia et -plus en arrière, en bosquets aux allures de zelkovas- frêne commun = grand frêne (N° 14) avec fruits.
Derrière les jeux (F): PLATANE HYBRIDE (N°20)
Croisement du P. d'Orient (Méditerranée) et du P. d'Occident (Amérique du Nord 1650)
Du grec « platanos » = larges et plates (grandes feuilles à trois nervures principales). Superbe écorce claire, vert olive, fin, se détachant par plaques. Fruit: boule pendante (allergie: poil à gratter). Les branches sont si malléables qu'on peut entrelacer les branches. Un arbre porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. Essence de lumière. Croit vite (2 m de diamètre en 300 ans). Résiste aux tailles brutales, au goudron et à la pollution. Mais, victime de l'anthracnose, surtout le chancre. Depuis 1970, victime d'un hyménoptère (tigre des platanes).
En décoction, écorce et feuilles soignent engelures et brûlures.
Vue sur verger.
Sequoia toujours vert
(en descendant pour admirer l'étang tranquille de l'autre côté avec la grande île: glissades! ); kiosque plus bas): CEDRE DE CALIFORNIE (N° 5) = CALOCEDRE = LIBOCEDRE (car odeur du cèdre du Liban) = CÈDRE A ENCENS (encens avec l?écorce broyée). Allure générale étroite/columnaire (comme thuya ou cyprès) avec d'énormes branches (s'arrêtant net). Rameau en éventail (# des autres cèdres). Feuilles aplaties et aromatiques, rangées en verticilles de quatre autour du rameau. Cônes INTROUVABLES les plus petits (2,5 cm) avec 6 écailles et pointes courtes. Tronc large à la base. Très rustique (-30°) et résistant à la pollution.
Dans le cèdre de Californie le plus proche de l'eau, deux nids: écureuil (près tronc), palombe (autre côté). Juste à côté (où s'appuie un quatrième cèdre): arbre à deux jambes!
(cris de grimpereau)
En bas, totem sur le cycle de l?eau (plan de la propriété jadis). A droite, en bas (près de l'eau) saule blanc: SAULES (SAULE BLANC N° 21)
300 espèces difficiles à différencier souvent, tous dans l'hémisphère nord. Tous n'ont qu'une seule écaille pour protéger leur bourgeon. Laisse sa trace dans la toponymie (Les Saussets) et les patronymes (Dassault, Salignac). Les saules de printemps (s. marsault, cendré, rampant, à oreillettes, à feuilles de laurier; osier blanc) ont les fleurs avant les feuilles, avec des chatons sans pédoncule sur des pousses naines non feuillées (ou très petites) # saule d'été (s. blanc, le plus courant, aux feuilles allongées).
Arbres sexués: mâles (chatons très visibles avec les anthères jaunes) ou femelles (chatons verdâtres). Avec ce duvet, on rembourrait jadis les coussins. Pouvoir germinatif des graines limité à un mois.
Espèce pionnière des zones humides (très frappant sur les vues aériennes des fleuves). En hiver, beaucoup se couvre d'une cire blanche. 14 galles!
Lié au culte de la mort: descente d'Orphée aux enfers, saule pleureur sur la tombe d'A. de Musset. Magie: baguette magique et manche à balai des sorcières, lieu de refuge et de transformation des sorcières car la saulaie est un milieu hostile et mystérieux.
Pas de fruit mangeable, donc symbole de stérilité, puis -par extension de cette notion- de chasteté: les femmes sexuellement trop excitées devaient s'asseoir sur une souche de saule pour trouver l'apaisement.
Tous les saules à feuilles étroites sont médicinaux (aspirine, tanins). Fausse théorie des signatures: vivant les pieds dans l'eau, il devait guérie les fièvres et les arthrites (feuilles en cataplasme ou en bain) + effet sédatif (écorce, feuilles et chatons).
Pourquoi les saules sont-ils alignés en bordure des chemins? (réponse: ce sont d?anciens piquets de clôture qui ont repris comme des boutures!).
SAULE MARSAULT:
Feuilles ovales acuminées, à face supérieure glabre et vert sombre, face inférieure feutrée et blanc gris. Plus grande largeur de la feuille vers le milieu. Grand bourgeon avec pointe piquante recourbée vers l'extérieur. Écorce lisse avant de se crevasser.
PRAIRIE (G): dans fosse d'entrée, prêle. Nid à gauche le long chemin en pente, à gauche dans aulnaie énorme nid de pie et dessous nid de palombe, couple de palombes à droite dans grands arbres surplombant les bambous. Traversée du verger (+ des petits fruits, à droite) et du jardin médiéval de plantes aromatiques (sentez quelques feuilles!): germandrée petit chêne (aux vertus amaigrissantes, mais désormais interdite), tanaisie, absinthe, armoise citronnelle Artemisia abrotanum. Taupinières. Crottes de lapin. Hirondelles rasant l?herbe après la tonte. Orchidées?
AULNES Tronc nu d'aulne de 10 m de haut avec un trou de pic à 30 cm du sommet (à voir de côté car lierre devant. Un autre trou plus petit à proximité + nid de palombe + piège à insectes à proximité des "gendarmes" + orobanche). Grimpereau des jardins.
Son omniprésence se révèle dans les noms propres: Aulnay, Delaunay, Lavergne. Essence de lumière: jeunes troncs bien droits, espèce pionnière pour reboisement. Pour les sourciers, c'est un indice de la présence de l'eau.
Chatons mâles pendant longs, chatons femelles petits et non pendants (ces derniers verdiront et grossiront jusqu'en été et les écailles tomberont à l'automne). Les graines sont alors libérées: bordées d'un tissu rempli d'air, elles se déplacent à la fois comme des montgolfière et des ailes volantes. A l'automne, il y a 3 générations simultanées: vieux strobile noir sans graine, chaton mâle vert non mûr, minuscule chaton femelle rouge (au-dessus).
Bourgeon brun-violacé avec deux écailles. Le bourgeon terminal n'avorte pas. Le feuillage reste longtemps sur l?arbre (jusqu?en décembre). Galles, frisures, taches, globes sur les feuilles.
Selon mythologie grecque, arbre dédié à Cronos (dieu des morts). Les superstitions liées aux saignements viennent du fait que le bois fendu ou coupé vire au brun rouge à l'air (puis, la couleur s'atténue). Bois pour construire les gibets (le Roi des aulnes, de Goethe/Schubert). Les taches rougeâtres dans la moelle trahissent les attaques des insectes. Bois imputrescibles (pilotis à Venise).
Imite le bois précieux (à condition de bien l'apprêter). Fumage des poissons et de la viande. Utilisé aussi par boulanger et verrier. Racine mâchée et salive étalée sur peau (tannage, teinture).
« Quinquina indigène » (écorce des rameaux). Feuilles dans chaussures des randonneurs. Bain de feuilles d'aulnes au four contre les rhumatismes.
AULNE GLUTINEUX
Ses chatons femelles ont un très long pédoncule (# aulne blanc). Feuille ovale et un peu tronquée au milieu.
(contourner: prunier Myrobolan + volière (H)pour attraper pigeons de ville, biset dégénérés + table + digue. Abelia et liquidambar N° 12 (perchoir à pigeons au dessus de nous: crottes, plumes). Nid de poule d'eau dans petit arbre à 5 m au-dessus de l'eau. A côté, troncs soudés avec jour sur 3 m de haut. Liquidambar avec grosse branche de 15 cm de diamètre mordu par le tronc à 7 m de haut. Presque en face d'un banc, aulne en bordure d'eau (marqué de blanc à la base) a deux trous d'étourneaux à l'ouest (à 4,5 m et 6 m de haut).
Empreintes (p. 4 et 5 de la brochure). Nombreux anatidés sur berges, dans petite mare temporaire et dans prairie. Buse. Menthe. Aulnes avec loupes.
ATTENTION aux glissades (enfants à surveiller)! VUE SUR CHÂTEAU (caché par un aulne), A la belle saison, TORTUES DE FLORIDE sur l'île injustement appelée « des cygnes » (perchoir-reposoir - distinction adultes en plumage nuptial et jeunes; palombes; sur eau (parades, bagarres, toilette, poussins?), nicheurs bernaches au sol. Hirondelles rasant l'eau. Regardez ce qui se passe-t-il dans le ciel (aller-retour des cormorans et autres oiseaux, vanneaux, palombe en vol plané nuptial). Être attentif aux braillements. Couple mixte de canards . Effet néfaste de la consanguinité sur la couleur du plumage.
Nouvel arrêt quelques mètres plus loin pour observer oies nicheuses dans la trouée du sous-bois de l'île.
Saule blanc N° 21 au loin, à gauche.
PRÉSENTATION DES OISEAUX AQUATIQUES
(les numéros renvoient à notre document « les oiseaux aquatiques du Parc de Bourran»)
N° 1. GRAND CORMORAN (90 cm, E = 1,50 m, P = 3 kg)
Plus d?une quarantaine d'individus perchés sur les cyprès-chauves au coeur de l'hiver (que 2 à la mi-octobre). Phalacrocorax carbo= corbeau chauve. Caractérisé par menton blanc + cou blanc et montre blanche à la cuisse en période nuptiale. Les jeunes ont tout le dessous blanc et le dessus brun. Sociable: associé aux laridés (mouettes). Perché en groupe silencieux (guano brulant les plantes). Ailes ouvertes en étendard pour se sécher (plumage perméable car pas de glande graisseuse = uropygienne). Nage à moitié immergé (allure de périscope de sous-marin). Pêche au cormoran en Chine. En vol, allure d'une croix, tête tendue et légèrement tordue. Extension de son aire de répartition: autorisation locale de les tirer.
N° 2. HÉRON CENDRE (92 cm)
Rare ici (parfois une aigrette). Nicheur dans Réserve de Bruges (avec cigognes et milans). Appel: kaark rauque. En vol très lent, ailes arquées et arrondies (pointant vers le bas), cou replié en vol (# grues). Parfois aigrette garzette de couleur blanche aux pieds gantés de jaune.
N° 3. MOUETTE RIEUSE (37 cm, E = 90-100 cm, P = 200-300 g) + empreinte p.4 N°1b
En colonie (en hiver, de 80 à 150 individus quand il gèle). Cri rire rauque et éraillé. Rémiges primaires noires et bande blanche en liseré (mais tachetées de brunâtre chez les jeunes). Point derrière l'oeil ou capuchon brun chocolat s'arrêtant à la nuque (# mélanocéphale: capuchon noir, pas de tache noire en bout d'aile; # pygmée: vol papillonnant, 25 cm seulement). Pattes rouges ou rouge orangé. Bec rouge jaune. Mâle plus grand que femelle. Éboueur. A l'aise dans une grande variété d'habitats: mer, champ, parc, ville. Opportuniste. En janvier 2015, il y avait un oiseau bagué en jaune.
N° 4. Cygne tuberculé = cygne muet (150 cm; E = 2-2,40 m; P = 8 à 10 kg = un des oiseaux les plus lourds) + empreinte p.4 N° 1a
Nage avec grâce, cou en « col de cygne », bec pointant vers le bas, rémiges secondaires dressées. Bec adulte: rouge orange avec tubercule noir. Jeune: bec rose (plumage brun sale). Jeunes sur le dos des parents. Deux morphes: gris (à pattes noires) et le rare blanc/polonais (à pattes grises). Par contre, maladroit et lourdaud au sol car courtes pattes et en arrière du corps. Envol laborieux, mais puissant. Son musical des ailes en vol (Le Teich). Agressif quand il nidifie. Fiançailles durent un an. Peut divorcer. Parade: redressement du corps, lissage des plumes ou hérissement. Ponte en avril-mai. Très sensible à la grippe aviaire.
N° 5. POULE D'EAU = GALLINULE (33 cm; E = 50 cm, P = 300-400 g) + empreinte: p.4 N°2
Commune dans parc avec étang: peureuse ou familière si confiante (venir le matin). Se distingue des foulques par: ligne blanche sur le côté, sous-caudales blanches traversées d'une barre noire. Adulte: bec jaune à base rouge, très longs doigts verts pour marcher sur les nénuphars, plumage ardoisé. Queue tenue haute, la secoue souvent. Nage en balançant sa tête. Appel rauque: keck-keck. Couple fidèle. Parade: le mâle offre des tiges de plantes aquatiques à la femelle et déploie sa queue pour montrer les sous-caudales blanches. Pour défendre son territoire, plumes hérissées et tête au ras de l'eau. Caquetages rapides quand combat ou peur. Vol lâche et irrégulier après une longue course. Picore en avalant sable et gravier pour broyer la nourriture.
N°6. LA FOULQUE (38 cm) + empreinte p.4 N° 4
Cohabite avec poule d'eau. Plumage noir, avec bec et plaque frontale blancs. Yeux rouges. Très familier si pas chassé. Plonge à 2 m pour se nourrir. Cri: pik ou kourk.
N° 7. OIE D'EGYPTE = OUETTE D'EGYPTE (71 cm)
Afrique. Ici, plus d'une quinzaine. Longues pattes roses, grande zone blanche à l'avant de l'aile bien visible en vol. Bruyante lors des disputes (souffle!). Roussâtre, avec une tache marron sur l'oeil. Grande variation de plumages. Mâle et femelle semblables.
En Europe, 3 populations: GB, PB, Allemagne. Elle tend à s'installer en Pas de Calais et dans l'Est de la France. Sacrée dans l'Antiquité. Se perche (niche dans la tour hydraulique; naissance de 5 petits à la mi-février 2013).
N° 8. OIE DE GUINÉE = OIE CYGNOIDE = OIE DE CHINE = OIE CARONCULEE = OIE AFRICAINE
Caractéristique bec de cygne. Il existe une variété blanche et blonde domestique. Excellente gardienne. Femelle agressive quand nicheuse. S'est adaptée à l'Europe car elle capable de décaler sa période de reproduction en fonction du climat.
N° 9. OIE DES NEIGES = OIE BLANCHE DU CANADA (71 cm)
Nord Canada (Saint Laurent, mais émigre vers les U.S.A.). Plumage tout blanc avec pointe des ailes noires. Cancane ment bas. Il existe une phase grise (dite oie bleue) rarissime en Europe où seule la tête et le cou sont blancs (et des couples mixtes). Pattes et bec roses. Très grégaire: se mêlent aux bernaches du Canada.
N° 10. TADORNE DE BELON (61 cm: le plus grand canard de surface: voix, morphologie)
En hommage au zoologiste de la Renaissance: Belon. Ni tout à fait oie, ni tout à fait canard (peu de dimorphisme sexuel, le mâle participe aux soins des petits). Visible de loin car multicolore et contrasté: mâle avec grosse caroncule rouge, vert foncé, brun, blanc. Silencieux en dehors nidification. Accouplement sur l'eau. Niche dans arbre ou terriers (dunes avec oyats). Plaines maritimes et estuaires. Crèche après longue marche à partir du nid. Alimentation: crustacés (écrevisses américaines) et coquillages (hydrobies), sinon végétation (algues bleues en janvier-février). En juin-juillet, regroupement lors de la migration de mue (mer de Wadden).
N° 11. CANARD COLVERT (56 cm; P = 1,1-1,2 kg)
Canard de surface le plus commun (60% des canards abattus à la chasse). Mâle avec tête vert foncé, poitrine brune. Mâle et femelle ont un miroir bleue iridescent voyant, bordé de blanc. Seul moyen de les reconnaitre en plumage d'éclipse quand mue (avril, septembre). Le plumage terne de la femelle lui permet de passer inaperçu pendant la couvée et l'élevage des jeunes. Monogame, mais change de partenaire chaque année. Parade sur l'eau en hiver: mâle gonfle la poitrine et siffle, puis dressent ses rectrices (= plumes de la queue) 2-3 fois, enfin il aplatit sa tête sous l'eau et tourne. Accouplement sur l'eau, la femelle étant à moitié noyée durant l'acte! La femelle simule une blessure pour éloigner les prédateurs. C'est la femelle qui cancane; le mâle émet de discrets « rab rab ». Se nourrit sur l'eau et à terre. Pollution génétique par croisement auto sanguins (aberrations de couleurs du plumage, ailes non complètement développées).
N° 12. OIE CENDRÉE (81 cm; E = 1,70 m; P = 3 kg) + empreinte: p.4 N° 1a
Oie européenne la plus commune et ancêtre de l?oie domestique (5,5 kg): mêmes cris (cri de contact puissant, bruyante en sol et à l'envol). La plus lourde. GRAND bec à onglet blanc: orange chez la forme occidentale, rose chez l'orientale. Avant de l'aile gris clair (en vol). Pâturages. Groupe sociable, organisé et hiérarchisé: des surveillants donnent l'alerte. Se repose sur une seule patte! Hybridation avec bernache du Canada. Parade: mâle et femelle enfonce leur tête sous l'eau, de manière répétée. Couple fidèle: si mort du conjoint, veuvage ou célibat prolongé (sauf jars domestique avec harem de 6 femelles). Se nourrissent à l'aube et le soir à l'état sauvage.
N° 13. OIE A TÊTE BARRÉE (75 cm)
Asiatique: Mongolie, Tibet. Observée en vol à plus de 10 km d'altitude (hémoglobine fixant bien l'oxygène). Acclimatée à l'Europe (Suède, parcs). Tête blanche barrée de 2 lignes noires + bout des ailes nappé de noir.
N° 14. BERNACHE DU CANADA (76 cm; E = 1,70m; P = 4 kg = la plus grosse et la plus abondante au Bourran) = « outarde«  (Canada)
11 races. Ici, l'effectif est d'environ 90 individus. Grand cou mince, costume distingué noir avec large tache blanche sur la joue. Très bruyante; 13 caquètements différents: sorte d?aboiement rauque (comme le cygne de Bewick). Se nourrit au sol. Introduite en GB au XVIIIe siècle: désormais, populations férales (= sauvages) comme celles-ci (pratiquement aucune en France dans les années 80). Chassable de décembre 2011 à février 2015. Fidèle à vie. Migration en V.
N° 15. BERNACHE CRAVANT (60 cm: à peine plus grand que colvert!; E = 110 cm; P = 1,5 kg))
Cou court et massif, très sombre, avec minuscule demi-collier blanc. Chez nous, la variété à ventre noir de la toundra Russe (# variété à ventre clair du Groenland et du Spitzberg). Comportement plus aquatique que les autres (40000 en limite sud de l'hivernage sur Bassin d'Arcachon = 50% de la population française). Non chassable depuis 2002 (sauf localement en GB). En 2009, une bernache avalée par un réacteur a obligé l'avion à amerrir sur l'Hudson!
N° 16. BERNACHE NONNETTE (64 cm)
Falaises et éboulis de l'Arctique, près de l'eau salée. Peu répandue (très rare en France: Mont Saint Michel). Cri-klaxon plus grave que celle du Canada. Masque blanc.
N°17. CANARD PILET (51-76 cm; E = 80-95 m; P = 0, 6 - 1 kg)
Élégant et svelte. Bec mince, tête brun chocolat, bande blanche en forme de S descendant sur un grand cou, longue queue noire et jaune très effilée, miroir vert . Se nourrit en eaux peu profondes (canard de surface) et pâtures.
Dans la courbure des berges (I): frênes,
HAMAMÉLIS(de Chine = mollis?)
5 espèces; troubles circulatoire: jambes lourdes, varices, couperose, soins du visage: lotion des barbiers.
+ Figuier, gros orme, herbe de la Pampa (invasive), chèvrefeuille, prunier myrobolan, hamamelis, tamaris, cornouiller sanguine, bardane? Empreintes sur chemin.
MIMOSA
Fleurs odorantes, en pompons jaunes et odorantes . Recette fleurs cristallisées dans sucre sur notre site. Macérées dans l'eau: bienfaits pour la peau. Antidote des troubles cardiaques et des intoxications. Emblème de la journée de la femme (8 mars 2013). Fruits: gousses plates. Tronc lisse et gris clair. Feuille persistante, bleu-vert, très finement découpée en folioles et foliolules (4000 sur une seule feuille!). Traditionnellement, la sève du mimosa servait à dorer les babas au rhum et le pain d?épices. Gomme: chewing-gum, gomme arabique.
Confusion populaire entre mimosa, acacia et robinier. Introduit au XVIIIe siècle. Drageonne. Croit de 60 cm/an. Victime des gels vers - 7°. Très inflammable.
(attention risques de glissades!) NOURRIR LES CARPES (+ gambusie, poissons chats mangés par cormorans, gardons vus dans déversoir). OBSERVATION: (en face, île sous un autre angle): héron dans enchevêtrement? Aigrette?
Reculer sur le chemin pour voir LES EMPREINTES. Totem « les oies »
Sur digue: grandes callunes, arbres à papillon (papillons), abelia, berbéris.
BOSQUET DE CYPRÈS CHAUVE (N° 13)
Grand arbre (30 à 50 m), vivant 300 à 500 ans. Feuilles rappelant celles de l'if en plus fines, caduques (d'où son qualificatif de chauve). Marécages et bord des eaux (Mississippi, courant d'Huchet dans les Landes). En compagnie du chêne des marais. Remarquable par ses racines aériennes particulières (pneumatophores) émergeant du sol et de l?eau autour du tronc (respiration aquatique, solidité de l?ancrage dans un sol mou). Cyprières formée d'un seul exemplaire au départ qui a ensuite des repousses autour pour ses racines (allure circulaire). Mûrs en moins d?1 an, les petits cônes (2 à 3,5 cm) -très résineux!- se désagrègent au sol. Introduit en 1637 par Tradescant John (aussi Platane d?Occident et Plaqueminier commun). Arbre emblème de la Louisiane.
Dessous: ortie, ronce, alliaire. Éventuellement, rat et nid de colvert.
Remontée escalier: Accenteur mouchet. LA TOUR BÉLIER HYDRAULIQUE habitée par des pigeons (frôlant nos têtes sur pont en période de nourrissage des petits!) et le couple d'oies d?Égypte (chute de plusieurs mètres des oisons pour regagner le sol!). Un arbuste pousse directement sur le toit en pierre!
Digue (avant déversoir): abelia, berbéris, baccharis halimifolia (séneçon en arbre, cotonnier de Bassalane), arbre à papillon, hibiscus, symphorine, grande canne de Provence.
Au niveau du pont du déversoir (J): renouée et vigne vierge (superbe couleur rouge à l'automne). Pommier décoratif. Forsythia. Bergeronnette, merle (nid), fauvette à tête noire. CARPES (à gauche de l'écluse).
Après déversoir, à droite: yucca, mimosa, beaucoup de gui. Genêt, pittosporum ou /et Choisya, laurier-tin, cotonéaster, jeunes bambous, fusain du Japon, berbéris, bambou noir et blanc, lavande. En contrebas: troène et laurier-sauce, platane, puis 3 érables rouges du Canada et saule blanc plus en arrière. Palombes perchées.
Côté gauche: laurier-cerise, noisetier (observer fleurs mâles et femelles), mimosa et canne de Provence (en contrebas).
LAURIER-TIN
Ni laurier (c'est une viorne Viburnum), ni thym! Un des premiers arbres à fleurir (dès novembre) et longuement: corymbes de charmantes petites fleurs égayant le jardin morose en hiver. Aspect buissonnant (3 m environ). Feuilles opposées et persistantes, coriaces, vert-foncé, à pétiole court, aux faces contrastés. Jeunes rameaux rouges. Fruits sans intérêt. ... (FIN DE L'EXTRAIT)



Related news

Jacquetta wheeler and alexi lubomirski
Thunderbirds 2 the sequel to 300
Good truth questions to ask your girlfriend
Aid el kebir 2019 belgique
Robbie welsh lunenburg ns accommodations
Dicom modality type practices
Nirvana hairspray queen tekstil
Accommodation pictures tokelau islands
Rohan sequeira name
Chi square distribution is bimodal distributions